12/01/07
Nous aurons de ses nouvelles !
Trop souvent les recueils de nouvelles sont une sorte de fourre-tout sans unité. Tel n'est pas le cas dans Court, noir, sans sucre
d'Emmanuelle Urien (un excellent titre et une très jolie couverture ,
de la belle ouvrage pour une maison d'édition que je ne connaissais pas
: "l'être minuscule").
Thèmes récurrents donc dans ces textes
sombres mais pas sordides: la souffrance, le deuil; la faille cachée
dans chacun des personnages fait résonner en nous des échos tus ou
présents.
Traitement différent pourtant car en lisant ces textes les
uns après les autres, j'ai trouvé qu'il y avait une montée dans
l'intensité de l'expression des émotions. Dans les premières histoires,
en effet, l'écriture est presque aseptisée, les narrateurs tiennent
leur douleur à distance et ne la révèlent que dans la chute de la
nouvelle.Plus on avance dans le recueil et plus l'auteure montre sa
compassion , sans mièvrerie aucune (voir le titre !).
"Tristesse
limitée" qui met aux prises un employé d'une administration chargé de
traiter les dossiers des demandeurs d'emploi m'a particulèrement
enthousiasmée par sa double chute jubilatoire ...Quant au texte
intitulé "le chemin à l'envers", vous ne pourrez pas le lire sans
avoir le coeur serré...
Même si comme moi vous n'aimez pas le café, vous vous régalerez !
Merci Cath !
Le site de l'auteure est ici !