23/03/07
Qu'il est long ton chemin papa...
Dans La famille Lament , je demande...
Le
père, fourmillant d'idées, toujours prêt à repartir pour accomplir ce
qu'il estime être la destinée familiale: le voyage;
La mère
qui défend ses convictions non racistes (et à la fin des
années 50 , c'est courageux)au risque de s'aliéner le voisinage; ![]()
Will,
le fils aîné,un peu tiraillé entre le couple de se sparents et
celui desjumeaux, Julius et Marcus, et qui peine un peu à trouver
sa place dans la constellation familiale...
Mine de
rien, sous couvert d'un roman très agréable et distrayant (j'ai
hoqueté de rire en lisant le récit de la mauvaise farce faite à
Ajax, le molosse aussi obtus que son maître...), George Hagen
traite dethèmes plus graves: l'intolérance, la résilience,
l'intégration (et ce que l'on est prêt à perdre pour l'obtenir...
Il
désamorce tout pathos et construit le roman d'une manière
légère: le lecteur partage d'emblée un secret qui ne
sera révélé que tardivement à l'un des personnages. Les
rebondissements s'enchaînent, alternant moments graves et joyeux et
c'est avec regrets que l'on quitte cette famille si sympathique.