Cathulu

Critique de livre, humeurs...

30/04/07

Un monde qui s'effrite...

Peter Straker tente d"engourdir sa peine à l'aide de  nombres" et vit dans un phare situé sur une falaise qui s'effondre peu à peu. Il est rongé par la culpabilité d'avoir causé la  mort de 78 personnes en écrasant son bimoteur sur un train de voyageurs. D'ailleurs certaines de ces  victimes viennent le hanter voire même l'aider.
Quant à Imogen Doody , on pourrait la prendre pour le  stéréotype de la  vieille fille amère et peu amène mais peu à peu le lecteur va découvrir pourquoi elle  a  "dû apprendre à se réfugier dans la colère,  à s'assumer à survivre".
Evidemment ces deux destins vont se croiser.
Alternant les allers-retours passé-présent, Folles envolées est un roman qui traite de la culpabilité et du remords sans pathos mais un humour bien acide.01sPmfW7F_L
Clare Morrall m'avait totalement enthousiasmée  avec son précédent roman Couleurs (sorti en poche), dont Folles envolées n'atteint pas l'intensité mais tient bien ses promesses. l'auteure évite soigneusement les chausse-trappes des  clichés  même si son écriture est desservie par une traduction parfois bancale qui nuit à la  compréhension de certains passages.

Posté par Cathulu à 06:00:00 - romans étrangers - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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