10 mai 2007
Thelma et Louise à la française ?
D'emblée, le ton est donné. A son neveu qui demande où ils se rendent et chez qui, la narratrice répond : Loin, chez personne.
"Personne
"est en fait le père qui a abandonné ses deux filles et chez qui elles
vont se rendre, après vingt ans de silence. ![]()
Etrange
road-movie que celui de ces deux soeurs très dissemblables, l'une
flanquée de deux fils, l'un autiste, l'autre qui essaie de voler (comme
Superman? ), qui quelquesfois même se demande si elle
"n'accumule pas les désastres pour qu'à défaut qu'il soit touché par
[elle], il le soit par ce qui [lui] arrive".
Etrange univers quasi
vide qu'elle traverse, croisant de rares humains, dont un hilarant
gérant d'hôtel qui les croit en cavale; étrange objectif que
celui de seulement pouvoir parler à ce père pour qui
"à l'échelle de l'univers on était insignifiants".
Un
roman très court mais très dense ,dont seule la fin est un tantinet
décevante, trop ambiguë, voire imvraisemblable, cassant le rythme et la
fascination de l'univers de Valérie Sigward, une auteure que j'ai envie
de découvrir davantage.