20 mai 2007
A prendre ou à laisser
Ce premier roman commence comme un conte de fées mais, à la suite
d'un quiproquo,l'eau de rose tourne très vite au vinaigre et la machine
s'emballe.
On se sent à la fois un peu chez Boris Vian et un
peu dans l'univers de M. et Mme Bonhomme (sans que cela soit
péjoratif) tant les personnages apparaissent naïfs (au sens de la
peinture du même nom).
Dans ,(on prends sa respiration) ,N'allez pas croire qu'ailleurs l'herbe soit plus verte...Elle est plus loin et puis c'est tout.
, Murielle Levraud s'est visiblement beaucoup amusée en jouant avec son
lecteur (différant tout en annonçant à moitié des événements,
donnant à ses chapitres des titres complètement loufoques " Si
femme soûle frappe à ta porte, n'ouvre pas, fais la morte",
"Hérisson ? Ecrase!*", ".h l'.mour".
Elle a su créer un univers riche
et personnel mais il est dommage que trop souvent les
personnages semblent s'agiter dans le vide car ils manquent un peu
d'épaisseur . L'histoire en elle même n'a pas grande importance car
c'est plus son aspect folledingue qui séduit ou agace.![]()
J'ai
bien cru dans un premier temps que je n'irai pas jusqu'au bout de ma
lecture mais je me suis laissée séduire par ce monde
fou,fou,fou...
* Celle qui applique ce conseil s'en repentira bien évidemment dans le roman !