Cathulu

Critique de livre, humeurs...

28 mai 2007

La fascination de Virginia

M. Cunningham, dans les Heures mettait en scène les dernières heures de Virginia Woolf ( ce qui ne constituait qu'une partie de son tryptique).
La même année, Laurent Sagalovitsch, publiait La canne de Virginia, fasciné lui aussi par ce "trou noir" (au sens astronomique du terme).9782742744497
Mêlant fiction et réalité (citations du journal de la  romancière anglaise),  il brosse un portrait de Virginia vue par Léonard, son mari, et par Louie, l'employée de maison.
Tous deux ne peuvent que constater la souffrance de l'écrivaine que la médecine ne peut soulager.
En toile de fond, la pluie, les bombes sur la campagne anglaise où Louie ne veut en aucun cas être enterrée,( n'envisageant pas de gaieté de coeur de "papoter avec les taupes" !) la guerre et "pendant que je vous écris  quelque part en Pologne, en Allemagne, des  hommes, des femmes,  des enfants..."
Quant à la canne,elle est le seul signe que Virginia a laissé , fichée sur la rive de l'Ouse où  elle est entrée le  poches pleines de cailloux.
L'auteur a su se couler avec aisance dans l'univers de V. Woolf et se l'approprier, en n'oubliant pas les touches d'humour de l'écrivaine anglaise (que l'on pouvait en particulier voir ici).
A savourer sans modération.

Ps: Christian, je n'avais pas oublié mais je viens juste de trouver ce roman ,que vous m'aviez conseillé, à la  médiathèque !

Pps: Virginia est aussi une des héroïnes d'un autre roman dont Clarabel  nous parle ici.
Perso, j'ai nettement moins apprécié cetexte , le trouvant trop "appliqué" à bien vouloir faire...Néanmoins il  m'a donné envie de découvrir les amies de Virginia.

Posté par Cathulu à 06:05 - romans français - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1