28 mai 2007
La fascination de Virginia
M. Cunningham, dans les Heures mettait en scène les dernières heures de Virginia Woolf ( ce qui ne constituait qu'une partie de son tryptique).
La même année, Laurent Sagalovitsch, publiait La canne de Virginia, fasciné lui aussi par ce "trou noir" (au sens astronomique du terme).![]()
Mêlant
fiction et réalité (citations du journal de la romancière
anglaise), il brosse un portrait de Virginia vue par Léonard, son
mari, et par Louie, l'employée de maison.
Tous deux ne peuvent que constater la souffrance de l'écrivaine que la médecine ne peut soulager.
En
toile de fond, la pluie, les bombes sur la campagne
anglaise où Louie ne veut en aucun cas être enterrée,(
n'envisageant pas de gaieté de coeur de "papoter avec les taupes" !) la
guerre et "pendant que je vous écris quelque part en Pologne, en
Allemagne, des hommes, des femmes, des enfants..."
Quant
à la canne,elle est le seul signe que Virginia a laissé , fichée sur la
rive de l'Ouse où elle est entrée le poches pleines de
cailloux.
L'auteur a su se couler avec aisance dans l'univers de V.
Woolf et se l'approprier, en n'oubliant pas les touches d'humour de
l'écrivaine anglaise (que l'on pouvait en particulier voir ici).
A savourer sans modération.
Ps: Christian, je n'avais pas oublié mais je viens juste de trouver ce roman ,que vous m'aviez conseillé, à la médiathèque !
Pps: Virginia est aussi une des héroïnes d'un autre roman dont Clarabel nous parle ici.
Perso, j'ai nettement moins apprécié cetexte , le trouvant trop "appliqué" à bien vouloir faire...Néanmoins il m'a donné envie de découvrir les amies de Virginia.