12/06/07
La drôle de petite sirène
L'évocation d'Hiroshima ici m'a donné envie de poursuivre mon exploration du monde juste après la seconde Guerre mondiale avec Le grand incendie de l'australienne Shirley Hazzard que je ne connaissais absolument pas auparavant.
Bien
m'en a pris car j'ai découvert un style époustouflant à la fois
poétique, précis et basé sur l'ellipse et le non dit. Déroutant
aussi car il faut parfois tourner la page pour comprendre ce
qui n'a été que suggéré la page précédente. Une fois ce
principe admis, j'ai suivi avec passion les aventures et les
rencontres d'Aldred (pas de faute de frappe !), fils d'écrivain,
il parcourt le monde (et parcuticulièrement l'Asie ) ravagé en cette
année 1947, en électron libre.
L'utilisation del'arme atomique a
choqué mais déjà les affaires et la politique reprennent le dessus, les
petites intrigues aussi.
Aldred fait un epu figure d'exception,héros
presque malgré lui, il veut se détacher du monde de l'armée et va
rencontrer la drôle de petite sirène , que desparents tour à tour
négligents et cruels vont tenter d'éloigner de lui...
D'ordinaire je
me m'intéresse guère aux histoires d'amour mais là,
emportée par le style de l'auteure et l'atmosphère si
particulière , je me suis laissée aller et je ne l'ai pas regretté.
En passant ...
Trois femmes à l'honneur dans le numéro de juillet de "Marie-France" , trois écrivaines , par ailleurs très belles (photos à l'appui dans le magazine !) :
- Tatiana de Rosnay qui témoigne dans le dossier ""Tout ce que je dois à mon père";
- Nathalie Rheims qui évoque son amour de Paris, en contraste avec
- Marie Rouanet,à la fois délicate, sereine et malicieuse qui nous fait partager sa nécessité de la Province, en accord avec son dernier titre Luxueuse austérité*.
* Dont j'attends avec (im)patience , selon les moments, la sortie en poche...