Cathulu

Critique de livre, humeurs...

29/08/07

La bonne adresse

A force de lire sa série policière se déroulant dans le sud de l'Afrique, on en oublierait que Alexander Mc Call Smith est écossais.21CUCd5i98L
44 Scotland  street tombe à point pour nous le rappeler avec brio.
D'emblée, dans la préface,l'auteur nous rappelle qu'au départ ce roman est paru en feuilleton, nous indiquant au passage l'interaction qui s'est mise  en place avec certains lecteurs, ce qui donne un côté très sympathique à l'entreprise.
Genre  largement tombé en désuétude  au XXIème  siècle,  le roman feuilleton retrouve ici un souffle , une énergie et un humour qui font plaisir à lire.
Pas le temps de s'ennuyer,  les personnages sont très variés , tant en âge, que par leur situation sociale et l'auteur arriverait presque à nous faire croire que tous les écossais sont pittoresques,avec ou sans kilt (porté avec ou sans slip...). Se croisent ainsi à  Edimbourgh, une jeune fille qui  entame sa deuxième année sabbatique,un agent immobilier narcissique, une anthropologue qui n'a pas sa langue dans sa poche, un galériste vélleitaire,une  tenancière de café autodidacte, un psychiatre,une mère d'enfant précoce ...  mais pas de raton laveur.
L'auteur porte un regard enjoué et parfois caustique sur ses personnages que  la découverte d'un tableau peut être  de valeur, va se faire télescoper en un ballet déjanté.
Cette peinture drôlatique des édimbourgeois se termine trop vite et on n'a qu'une envie  que la suite arrive très vite pour que nous en  sachions plus sur ce qui est resté en suspens...
Un seul regret:  bien que paru chez 10/18 , ce roman n'est pas en format poche .

Posté par Cathulu à 06:28:00 - romans étrangers - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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