Cathulu

Critique de livre, humeurs...

08/10/07

"Il ya tant de mots qui se perdent de par le monde"

Et toujours en  été ,  de Maïté Bernard est le récit d'une double construction : celui d'une jeune femme, Ilona, dont le  journal  scande  le roman, et celui d'une famille que la dictature argentine a fait éclater.
Thomas, le père recherché par la police française pour des faits commis en 1976 en Argentine doit fuir la  France.  Pour cela ses filles, Ilona et Malena, l'accompagnent le long  du canal du midi..  C'est l'occasion de reconstituer le puzzle  d'un passé douloureux.61fMHHhuduL
Dans un premier temps, j'ai été fort agacée par le comportement puéril d'Ilona qui  collectionne les aventures, faute de pouvoir garder celui sur qui  elle a jeté son dévolu depuis fort longtemps.Mais petit à petit, sa recherche d'une famille de substitution dans une sorte de "secte", son évolution vers plus de stabilité, de maturité et sa recherche du passé, révélée  de manière subtile et parfaitement agencée m'ont séduite.
J'ai retrouvé ici des thèmes  déjà rencontrés dans Fantômes (le passé  qui rattrape  ceux qui ont voulu l'occulter, le fait que l'on ne connaisse pas  vraiment ceux qui nous sont les plus chers) mais l'écriture est ici plus aboutie et la  musique de ce  roman reste longtemps dans nos mémoires.
En plus la couverture est très belle, autant que la chanson de Nino Ferre qui donne son titre au roman.


L'avis de  Clarabel

Posté par Cathulu à 06:18:00 - romans français - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1