16/10/07
Bloomsbury, mai 68 , même combat ?
Titillée par l'avis de Clarabel et Florinette , je me suis empressée de lire Le journal deYaël Koppman de Marianne Rubinstein.
La narratrice de ce journal, Yaël, enseigne l'économie à la fac et nonobstant les conseils de sa cousine Clara qui travaille dans l'édition, plutôt que d'écrire de lachick litt,effectue des recherches sur la nièce de Virginia Woolf, Angelica.
Pas dupe,Yaël se rend bien compte que qu'Angelica lui "tend un miroir" quant à sa ralation avec sa mère. Elle est très lucide également en ce qui concerne ses aventures amoureuse et le comportement de ses ami(e)s.
Alternant sourires et émotion, parfois teinté d'un léger cynisme, ce roman est une réussite car l'auteure sait créer un univers qui n'est pas sans rappeler parfois celui de Stephen Mc Cauley. Elle dépoussière aussi au passage l'image que l'on pouvait sefaire du groupe de Blomsbury et éclaire d'une manière originale l'oeuvre de David Garnett, La femme changée en renard. De l'érudition donc mais pas du tout indigeste, car les personnages sonnent justes et vrais.