Cathulu

Critique de livre, humeurs...

29/10/07

"Une douce petite fleur d'un mètre quatre-vingts"

Linnea, au début de Entre Dieu et moi,c'est fini suit  le conseil avisé de sa grand-mère: "En fait,j'avais quelque chose à oublier.  Et pour pouvoir l'oublier,il fallait d'abord que je m'en souvienne".
Se souvenir de quoi?De ce père absent qu'elle connaît à peine,Non, de sa meilleure amie Pia .
Pia,en apparence si sûre d'elle,briseuse de coeurs patentée, qui affirmait sans sourciller : "ça leur fait du bien de souffrir un peu (...) ça enrichit leur vie sentimentale. Tu sais , personne ne peut devenir vraiment heurreux s'ils n'a pas été vraiment malheureux. Ils me soivent beaucoup !"9782847201055
Linnea remonte le cours du temps, le cours de cette amitié si brève mais intense.
Pas de fadeur, pas d'apitoiement mais de l'humour(politesse du désespoir) tout au long de  ce roman de Katarina Mazetti qui nous brosse un portrait acidulé de la  jeunesse  suédoise.Les camarades de classe, les profs, les parents sont croqués sur le vif et l'histoire avance à toute allure entrecroisant réflexions sur la religion et sur els garçons.
Mazetti ne s'apesantit jamais sur les situations difficiles,elle a une parole qui sonne juste et aborde un problème tabou avec retenue et nous fait éprouber beaucoup de tendresse pour ces personnages qu'on aimerait bien retrouver car tous les mystères n'ont pas été éclaircis. Par chance, cela va être le cas car ce n'est que le premier volume d'unetrilogie.
A lire sans faute et à passer à nos ados.

L'avis de Clarabel

L'avis de Gachucha

La rencontre de Gachucha avec l'auteure

La rencontre de Moustafette avec l'auteure

Posté par Cathulu à 07:08:00 - romans étrangers - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1