04 juillet 2008
Limousine, Orloff, La flèche, Coucou de Rennes, Crèvecoeur, et les autres....
Elles sont toutes dans Terroirs de France, animaux et produits , édition partielle de l'encyclopédie "Tracteurs et monde agricole". " L'élevage"," les animaux", Les produits du terroir" (miam!) ainsi que "la commercialisation" constituent les chapitres de cette somme .
Inutile de vous dire que je me suis précipitée en premier sur tout ce qui concernait mes amies les vaches. J'ai d 'ailleurs aussitôt reconnu le style alerte et plein de vie de Mary Gérard Vaude qui signe ici presque tous les articles de cette encyclopédie, c'est dire ses connaissances sur la filière agricole !
Plein, plein d'informations soulignant la richesse et la diversité des produits agricoles français et montrant que qualité ne rime pas souvent avec quantité. Ainsi la Prim' Holstein, (vous ne connaissez qu'elle avec ses taches noires sur fond blanc) assure 80 % de la collecte nationale de lait, car elle est parfaitement adaptée à la traite mécanique. Tandis que la Normande fournit un lait bien plus riche, ce qui fait d'elle la "reine du beurre et du camembert". Quant à la Jersiaise elle est, par rapport à son poids la meilleure laitière du monde "sa crème la plus onctueuse, son beurre le plus savoureux".
Mais les ânes, les poules, les chevaux, les pigeons, les galliformes (cailles, perdrix, pintades...), moutons, oies, chèvres, cochons ne sont pas oubliés ! Non plus que les fromages ! 187 pages denses et passionnantes ! 
Au fait ,de quoi parle mon titre ?
02 juillet 2008
Des grosses têtes à Jules Renard
J'ai craqué pour les Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages de Sylvain Tesson. Le concept me plaisait mais son pèrem'est tellement antipathique (un vieux journaliste croûton atrabilaire et
persuadé qu'il a toujours raison ) que je freinais un peu des 4 fers. Je
dois dire que j'ai été fort surprise quand j'ai appris que le voyageur
impénitent était le fils de ce bonhomme qui me hérisse.
Ecrivant au fil de ses voyages, Tesson croque en quelques mots la nature qui l'entoure, les bêtes (à qui ce recueil est dédié) et on sent très nettement l'influence dans le bon sens du terme de Jules Renard (Histoires naturelle Nos frères farouches) empruntant les mêmes structures grammaticales et la même économie de moyens pour peindre en quelques traits "La sauterelle, point d'exclamation des prairies" ou "La coccinelle: un petit panzer habillé en clown."
O le sent parfois proche de la poésie japonaise quand il remarque "La ronce est la vengeance du sentier battu."
N'évitant pas parfois la facilité (on lui pardonne volontiers quelques jeux de mots disgracieux), on ne peut s'empêcher de froncer les sourcils quand on trouve l'une derrière l'autre les pensées suivantes "La femme est l'homme de peine de l'homme" (très bien résumé) mais on aurait pu se passer de "Le voile de certaines mariées donne une idée des traînées qu'elles furent." En quelques mots, le lecteur retrouve ici une misogynie digne des siècles passés !
A ces quelques restrictions près, ce recueil est une mine à lire et relire !
04 juin 2008
Zarbi, vous avez dit zarbi ?
Quel est le point commun entre le douroucouli et le colibri? ; le rat-taupe nu et le tatou velu ? ; le poisson promeneur et le crapaud accoucheur ?
Ce sont quelques uns des quarante animaux bizarres, tant par leur aspect que par leur comportement que nous présente Charline Zeitoun chez Mango jeunesse dans l'album Zarbi !. Une photo pleine page et une page en vis-à vis sont consacrées à chacun des éléments de cette encyclopédie des animaux les plus bizarres.
Une mention particulière pour le ratel, espèce de blaireau qui, sous sa fourrure , possède une couche de graisse insensible à la douleur, ce qui lui permet de s'emparer en toute impunité des nids sauvages d'abeilles que lui a signalé...un oiseau, l'indicateur, oiseau friand non de miel , mais de cire d'abeilles dont il se régalera quand le ratel aura terminé son festin.Bel exemple de coopération !
Quant à l'individu de couverture, il décroche sans coup férir le César du maquillage, et s'amuse à faire peur aux touriste de Madagascar dont il envahit sans vergogne les chambres, (mais il est sans danger )c'est le gecko à queue plate. Vous voilà prévenus !
25 mai 2008
"Pour survivre en famille, le rire est une nécessité, sinon une politesse!"
"Un enfant silencieux, drôle, gentil et qui demande tout seul à aller se coucher, c'est comme le lundi au soleil: c'est une chose qu'on n'aura jamais!"
En 138 pages, Maïtena Biraben nous délivre conseils et aphorismes qui égratignent gentiment la famille car Les enfants c'est bien, la pilule aussi...
Alors en ce jour de fêtes des mères ,n'oubliez pas : "Vous aimeriez être jeune , svelte, disponible, calme et séduisante...Soyez raisonnable, vous êtes mère de famille."
Bonne fête à toutes les mamans et je pense fort à celles qui voudraient l'être...Bises à toutes !
23 mai 2008
Dans la famille Mitford, je demande Nancy !
"Le jour de leur mariage, les jeunes couples chics se retirent dans leur propriété à la campagne et on ne les revoit plus à Paris avant qu'ils aient eu six enfants. Les Françaises sont très robustes et cela leur prend rarement plus de six ans-Moins si naissent des jumeaux." Le ton est donné ! 
Celui qui utiliserait les chroniques Une anglaise à Paris dans un but documentaire ne serait pas au bout de ses surprises.Nancy Mitford ne prétend d'ailleurs pas faire oeuvre de journaliste mais affirme que les Anglais ( à qui ces textes étaient destinés) "me considèrent comme leur fournisseuse principale en contes de fées."
Mai 68, raconté par elle devient une sorte de tragi-comédie, Nancy déclarant par exemple "j'ai des tas de bouteilles de champagne et plus d'eau minérale , alors si l'eau du robinet vient à manquer Marie et moi serons ivres du matin au soir. quel tableau !".
"En présence de Nancy, personne n'osait partir avant elle de peur d'être la victime de son humour caustique et souvent cruel" a confié sa soeur Déborah au traducteur et préfacier Jean-Noël Liaut qui nous présente d'autres facettes de la chroniqueuse et romancière: amoureuse d'un homme politique français volage,Nancy jouait un peu les Schéhérazade pour conserver son intérêt.
Un recueil parfois inégal mais dont on sort le sourire aux lèvres.
Je lui ai néanmoins préféré ceci !
21 mai 2008
Je suis curieuse et j'aime ça !
Sauter du coq à l'âne, de Georges -François Rey est une charmante "petite anthologie des expressions animalières" qui nous permet à la fois de découvrir l'origine de nombre d'entre elles mais aussi d'en découvrir tout court.
J'ignorais ainsi que "emporter le chat" signifiait: quitter un lieu très discrètement ou que "lâcher la queue du chat" veut dire être parrain ou marraine pour la première fois.
L'auteur s'amuse aussi à nous donner les (ani)mots de typos (typographes), les" mots cochons" (j'ignorais que le cochon des blés désignait un hamster), il nous propose de "miser sur le bon cheval", du bidet au yearling , et nous rappelle la capacité de la vache de donner un coup de pied , capable de casser un tibia, de côté,d'où l'expression,"donner un coup de pied en vache".Par contre, l'expression " Mort aux vaches!" n'a rien à voir avec ces paisibles ruminants mais avec les postes de garde et de douane prussiens portant l'inscription Wache (sentinelles,en allemand) présents dans le territoire occupé de l'Alsace-Lorraine, durant son annexion.
Un index et une liste des sites internet consultés complètent ce volume joliment illustré par de désuètes gravures. Pour 10 euros, un petit bonheur à ne pas se refuser !
17 mai 2008
rattrapage 2
Vos désirs sont des ordres, Dame Cuné ! Alors voici une deuxième fournée de sorties en poche !
Pour la fête des mères ? ! :Kate Long, Manuel de la mauvaise mère
Pour faire un tour gourmand en Inde :Kalpana Swaminathan Saveurs assassines
Pour se détendre les neurones :Gail Parent Sheila Levine est morte et vit à New-York
23 avril 2008
"En vérité, tu es vraiment très gentille,Totto-Chan."
Renvoyée de l'école primaire pour cause de trop plein d'énergie aurait pu être stigmatisant, surtout au Japon. Ce sera le chance de la petite Totto-Chan qui va découvrir une école extraordinaire tant par son directeur, qui
prendra le temps de l'écouter quatre heures durant, que par les méthodes pédagogiques qui y sont appliquées. Le tout dans d'anciens wagons de chemin de fer pleins de charme. Respect de l'autre, méthodes rapellant celle de Maria Montessori sont ici non pas décortiquées mais envisagées par les yeux d'une enfant qui comprend a posteriori les objectifs de ce directeur si particulier.
Devenue adulte, "la petite fille à la fenêtre" Tetsuko Kurayanagami, qui anime depuis 27 ans un talk-show quotidien , est revenu sous forme de chroniques sur cette expérience enrichissante et pleine de fraîcheur.
Nulle visée littéraire mais une grande bouffée d'espoir dans un pays où la pression scolaire est sans pareille...
02 avril 2008
De l'Algérie à Billancourt
Alors que j'étais restée de marbre avec Le rêve de Jacek, j'ai beaucoup aimé du même auteur, Valentine Goby et dans la même collection ,le cahier de Leïla, de l'Algérie à Billancourt.
Sous forme de journal intime , nous suivons le parcours de cette petite fille qui part, avec sa mère et sa soeur,rejoindre le père ,installé depuis plusieurs années en France.
Par petites touches, se révèlent, les rêves,les difficultés (le racisme, le logement trop petit, la mère qui refuse de s'adapter...)mais aussi et surtout (et c'est peut être ça qui m'a emballée) l'amour de cette petite fille pour les livres. Valentine Goby s'est glissée avec poésie et sensibilité dans la peau de Leïla et nosu la rend très proche.
Le dossier historique est toujours aussi complet et les illustrations , censées parfois être celles de la fillette, sont pleines de charme.
Une manière attractive d'aborder tout un pan de notre Histoire (à partir de 10 ans) .
26 mars 2008
De la Pologne aux corons du Nord
Français d'ailleurs est "une collection de docu-fictions sur l'histoire de l'immigration en France". mes grands-parents paternels ayant suivi le même chemin que le héros du Rêve de Jacek , je ne pouvais faire autrement qu'emprunter ce livre-destiné aux enfants à partir de 10 ans ,à mon avis- dès que je l'ai vu à la médiathèque.
Même si j'ai glané quelques infos au passage, la fiction -par ailleurs fort bien documentée- de Valentine Goby m'a laissée de marbre. Je ne me suis pas attachée ni au personnage de Jacek, 15 ans, ni à aucun autre d'ailleurs. La présentation, sous forme de texte imprimé sur papier quadrillé et les dessins d 'Olivier Tallec sont agréables mais c'est surtout le dossier à la fin d el'ouvrage que j'ai trouvé particulièrement intéressant. Fort bien construit et documenté, traitant de l'Histoire mais aussi des problèmes rencontrés par ces immigrés, j'y ai même retrouvé la photo d'une boulangerie où j'allais acheter mes délicieux beignet aux pruneaux !
Un ouvrage plus documentaire donc que fictionnel .